Re: MALADIE D'ALZHEIMER

:) Bonjour,

La prévention. Ce mot ne résonne pas vraiment et bien dans l'esprit de la médecine. Pourquoi, tôt, ne pas conseiller aux gens de réviser leur hygiène de vie et celle de leurs enfants, notamment sur le plan alimentaire. Pourquoi ne pas conseiller de prêter une attention certaine à certaines choses comme les OMEGA 3, analyse de la thyroïde et traitement, notamment.

J'ai lu que des séances de Bol d'Air Jacquier -Sté Holiste.- aidaient car apportant de l'oxygène au cerveau luttant ainsi contre l'hypoxie. Le Bol d'Air, il faut le dire, est très cher pour beaucoup de budgets et il faut aussi acheter le produit naturel (pin). Chez certains kinés, entre autre, qui possèdent l'appareil, on peut faire des séances, donc, moins cher. Sur le site, on peut chercher qui dans notre coin de vie possède cet appareil mais ils ne sont pas nombreux.
http://www.holiste.com/

Des témoignages lus sur le net, affirment que cela à améliorer le quotidien de la personne souffrante, ce qui peut être possible vu la logique de la méthode.

Voyez ici des articles sur cette maladie :
http://www.principes-de-sante.com/search/google/alzheimer?query=alzheim…

si le lien dysfonctionne, ici :
http://soignez-vous.com/search/google/alzheimer?query=alzheimer&cx=0010…

Les moyens pour aider le quotidien, cela demande un coût qui bien sûr ne sera pas pris en charge par la sécurité sociale...

Il est a noté que ce que l'on veut faire pour notre parent, de manière naturelle pour améliorer la vie, est malheureusement impossible à faire quand la personne est en maison médicalisée. Comme mon pauvre père qui par ailleurs ne marche presque plus, entre autres problèmes quand on a 91 ans de vie.

Voilà son titre de vie, tout aussi cruel : [u]Maladie apparentée Alzheimer fronto temporal[/u].

Ce qui induit là une certaine conscience qu'il est "malade", de ne pas être chez lui avec difficulté de comprendre pourquoi il ne rentre pas chez lui, vivre avec sa femme, sa famille. Il passe par des moments de colère d'ailleurs car cette maladie apparentée en comporte, en plus de sa révolte du fait de sa situation. Desfois, il dit "je [i]suis avec des fous ![/i]" car il fait la différence de comportement d'avec lui. Tout comme il lui est aussi arrivé de dire "[i]je deviens fou ![/i]". C'est dire qu'il a, malheureusement pour lui, il faut le dire, une conscience encore présente. Il a bien sûr des moments d'absence, de non compréhension, il a perdu beaucoup de mots et donc a du mal à s'exprimer, à dire son ressenti, alors, il pleure. Il a des moments de divagation également. Mais il reconnaît toujours notre mère et nous , ses filles. Il est très dépressif et pas d'anti-dépresseur, de somnifères, de prescrits "[b]puisque cela mange les neurones[/b]" ([i]enfin des médecins qui reconnaissent la nocivité de ces médicaments mais que lorsque la personne est atteinte gravement et irrémédiablement !)[/i] :evil:

Ce qui est difficile pour nous, quand on lui rend visite, c'est qu'il nous rejette. Il nous dit de partir parce qu'il ne veut pas qu'on le voye dans cet état. Même si la minute d'après il divague, quand il nous repousse, il nous a reconnu, il est conscient quand il dit "[i]allez-vous en [/i]!".

Cela fait plus d'un an déjà. Géographiquement éloignée de lui, ce n'est pas plus facile à vivre parce que je ne peux le voir plusieurs fois par semaine. Culpabilité différente, aussi lourde. Ayant une approche différente sur le sujet de la santé de l'humain, sur la vie, la mort, j'ai "accepté" la situation, me révolter, je ne le faisais que quelques fois, mais vite, je me disais que c'est inutile, cela mange l'énergie pour continuer. Maintenant, je suis au bout d'une certaine résistance émotionnelle car sa souffrance dure et, peut-être vais-je choquer, mais je lui souhaite de partir, en douceur, que cela, tout, s'arrête et vite. Je ne le dis pas pour moi, mais pour lui. J'enrage plus souvent que cela dure pour lui, pour ma mère en conséquence. D'un seul coup, se retrouver comme veuve, du jour au lendemain, après plus de 60 ans de vie commune alors que l'on s'imaginait finir, ensemble, le reste du chemin...
Nous ne voulions pas, au début, qu'il soit placé en maison médicalisée mais c'était devenu infernal au quotidien. Dans un moment de lucidité, mon père a demandé à être hospitalisé d'ailleurs. Ce fut dur de finir par le faire, impression brûlante de l'abandonner.
Que d'impuissance, on ressent !

Ma mère, aidant directe, s'est épuisée rapidement d'ailleurs. Il faut faire attenition à cela. France Alzheimer dit que les aidants finissent par être plus souffrants [i](quel que soit l'âge)[/i] voir décéder avant la personne Alzheimer quand l'aidant est plus âgé. Ma mère assiste aux réunions organisées, cela lui fait du bien de pouvoir échanger avec d'autres aidants en compagnie d'un personnel à l'écoute, expérimenté. Je vous encourage à y participer. Elle fait de la relaxation aussi avec eux. Ne minimisez pas votre endurance, physique et morale.

En ce qui concerne les médicaments qu'il prend, je ne saurais vous les rapporter car je ne suis pas en accord. Alors, impuissante, je les oublie. De toutes façons, quand la personne est en maison médicalisée, on a pas d'action sur le traitement mis en place. Pas droit à la parole, si vous voulez.

Pour mon père, le fait qu'il n'était pas à la base quelqu'un de causant, nous n'avons pu nous rendre compte de l'étendue du travail empoisonné. On voyait qu'il avait quelques oublis ou difficulté à comprendre, mais, là, aussi, entendant très mal... Il a fallu un autre problème de santé douloureux, une hospitalisation dans un service indéquat avec un personnel qui l'a malmené (eh ! oui :evil: ! et je rappelle son âge alors : 90 ans), qu'on le traite de sénile, qu'on l'attache dans un lit parce qu'agité par la douleur, pour tout bascule "plus vite". C'est également dans ce service qu'après une analyse de thyroïde désastreuse, aucun traitement n'a été appliqué. :shock: :evil:

Vous vouliez de l'espoir, c'est difficile d'en donner dans une telle situation si on prend ce mot dans son sens littéral. Mais, je vous en espère. Comme j'espère que les liens indiqués et certaines chose dites vous aideront quelque peu dans cette nouvelle vie : devenir le parent de son parent.

Si actuellement, émotionnellement, je suis en baisse, je me traite [i](millepertuis),[/i] je m'occupe [i](je reprends le droit de m'occuper l'esprit ce que je perdais là)[/i] en lisant, en regardant un film amusant, en plaisantant avec mes enfants. Cependant, il n'y a pas de honte, sachez-le, d'avoir des coups de blues. Je vous souhaite beaucoup de courage, d'être entourée, que votre maman le soit au-delà de vous également. Ces personnes ont un besoin affectif qui perdure même si elles ne savent plus l'exprimer, elles ressentent notre sourire, notre caresse, nos mots d'amour. Permettez-moi de vous faire la bise à toutes deux !

Et j'ajoute que je suis persuadée que lorsque mon père ne nous reconnaîtra plus, nous serons toujours en vie au fond de lui car nous y sommes inscrites. Il en sera de même pour votre maman, vous serez toujours en elle. Et cette croyance ayant un fondement réel aide à poursuivre la route.
Vraiment et sincèrement, bon courage Veverichka :)
Bonne journée, amicalement, Jomarie

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